Le régime a besoin de militaires, et personne ne compte les laisser partir ni les démobiliser. C’est un nouvel exemple, parmi de nombreux cas documentés, où une démobilisation déjà actée est annulée, et où tous les « cercles » du prétendu encadrement juridique ne fonctionnent pas — ni le tribunal, ni l’appel, ni les recours au ministère de la Défense, ni même les démarches auprès du président. Le régime a besoin de « chiens de guerre », et les personnes qui, par un hasard quelconque, ont obtenu des papiers de démobilisation seront ramenées de force dans l’esclavage de la guerre — ce qu’a également confirmé, sous couvert d’anonymat, un employé du ministère de la Défense. Tout recours au système juridique est inutile. Alors, quelle issue? Il n’y en a qu’une : se renseigner à l’avance sur la réalité du régime en place dans la Fédération de Russie et ne surtout pas croire à ses promesses et à ses déclarations — ni sur les raisons de la guerre, ni sur les conditions de participation à cette guerre sanglante et inutile :
« Un agent a dit : bon, qu’est-ce qu’on peut faire? On enverra ta demande au ministère de la Défense. <…> Alors même que le ministère de la Défense m’a répondu, littéralement en janvier : ton ordre de démobilisation est annulé. Et c’est tout! Rien n’avance, rien ne se passe. Tout le monde ne fait que se renvoyer des papiers. »
Le 13 janvier 2026, à Ivanovo, on a enterré le militaire Denis Kan, qui servait dans le 1er régiment de fusiliers motorisés (unité militaire 31135). Depuis le 12 novembre 2025, il était porté disparu, et le 26 décembre 2025, son épouse Maria a annoncé que Denis avait été déclaré mort.
Auparavant, le militaire avait enregistré à plusieurs reprises des messages vidéo dans lesquels il dénonçait la prolongation illégale de son contrat en raison du décret de mobilisation partielle. Il a tenté d’obtenir la résiliation du contrat, signé au début de la « SVO » pour trois mois, a saisi le commandant en chef suprême et a adressé des demandes au ministère de la Défense pour qu’il examine la situation. Ses recours ont été renvoyés d’une instance à l’autre, sans résultat.
« Je suis sorti du bureau d’accueil du ministère de la Défense, j’ai déposé une demande, un recours — toujours la même chose. Mais, d’après des informations internes provenant de l’employé qui reçoit ces recours, il n’y aura pas de démobilisation, peu importe les motifs. Si vous avez les arguments que vous avancez, allez au tribunal. J’y suis déjà allé. Et le tribunal aussi, bon sang, c’est un cercle fermé. Personne ne décide rien, personne ne veut décider. »
De plus, Denis a déposé une action devant un tribunal militaire pour exiger sa démobilisation, mais sa requête a été rejetée, et les appels ont été maintenus sans modification. Le militaire a parlé d’un cercle vicieux où personne ne règle les problèmes et où personne ne veut prendre de décision, même en présence de faits attestant d’une violation de la loi.
« Mes recours n’ont pas été satisfaits. Le système — que dire? <…> Il n’ira pas contre lui-même, même s’il y a des faits solides, une violation directe de la loi : personne ne compte rien changer. »
Source : chaîne Telegram « N’ATTENDS PAS DE BONNES NOUVELLES » — https://t.me/ne_zhdi_novosti/4838