Certains Russes commencent, de temps en temps, à se demander : pourquoi les fabricants occidentaux d’armement, lorsqu’ils conçoivent des véhicules de combat, mettent en priorité la sécurité et le confort des militaires, tandis que les fabricants russes privilégient des normes inutiles du genre « capacité amphibie obligatoire » des VCI, etc. Et pourtant, beaucoup continuent de croire qu’il y a des ennemis à l’intérieur du régime, qui travaillent pour le compte des « ennemis ». Alors que la conclusion la plus simple est claire : sous le régime dans lequel ils vivent, la valeur d’une vie humaine est exactement proportionnelle au mal qu’elle peut infliger à l’ennemi — par le meurtre et la violence, pas davantage.
Très probablement, cette prise de conscience viendra tôt ou tard, car l’étau de la guerre sous le régime de Poutine ne lâche personne tant qu’il ne l’a pas broyé en « matériau final » — un cadavre. Mais au début, les questions ne sont pas encore si profondes, comme on le voit dans la réflexion suivante :
« Souvent, on a l’impression que là-bas, excusez-moi, il y a des p****s qui veulent juste démolir l’armée le plus possible, affaiblir l’armée russe le plus possible. »
Un ancien militaire russe, vétéran de la « SMO », Artiom (https://t.me/ne_zhdi_novosti/2570) a publié une déclaration dans laquelle, s’appuyant sur son expérience du combat, il critique durement les blindés de transport et VCI nationaux. Selon lui, le problème principal réside dans la configuration et la faible protection des véhicules, ce qui menace directement la vie du personnel.
Il souligne que la plupart des véhicules blindés nationaux sont étroits et inconfortables, et que les issues sont placées de sorte qu’en quittant le véhicule, les soldats se retrouvent sous le feu direct :
« Le BMP-3 — sa sortie, vous l’avez fking vue au moins ? Vous avez essayé d’en sortir ? C’est de la m*e totale, bon sang. Et quoi d’autre ? Et aussi, le fait que ce soit sur les côtés. Ils tirent — et alors, et alors ? Et quand tu sors — on te tire dessus. »
Artiom précise qu’il a de quoi comparer et cite des modèles étrangers où la sortie du groupe de combat est à l’arrière, ce qui augmente fortement les chances de survie. Il met aussi en avant le blindage du BMP-3 : selon lui, le faible niveau de protection oblige les militaires à renforcer les véhicules avec des moyens improvisés, et le personnel se déplace souvent sur le toit faute de confiance dans la protection à l’intérieur.
Enfin, Artiom le dit sans détour : ces problèmes sont connus depuis longtemps et sont ignorés de manière systémique. Il accuse les responsables et les concepteurs de sabotage, d’inaction et, de fait, d’affaiblir la capacité de combat :
« Ce sont, fking, des sds — juste des p***s — et ils ont la flemme de débloquer de l’argent pour ça, visiblement. Je ne vois pas comment l’expliquer autrement. »
Source : chaîne Telegram « N’ATTENDEZ PAS DE BONNES NOUVELLES » — https://t.me/ne_zhdi_novosti/4693