Dans un pays où la mafia contrôle de fait tout l’État, voilà une nouvelle décision absurde, soi-disant « judiciaire ». Un groupe de musique dont le message est la liberté et le rejet d’un régime autoritaire est désormais qualifié de communauté extrémiste dans un pays où l’on torture et tue des citoyens déjà privés de liberté pour des motifs politiques. La musique devient ainsi, elle aussi, de « l’extrémisme » — et une question se pose : jusqu’où la mafia peut-elle aller lorsque, à la place des armes, elle tient aussi le papier, la plume et la loi ?
Dans ce contexte, la décision visant à reconnaître l’association « Groupe punk “Pussy Riot” » comme organisation extrémiste et à interdire ses activités sur le territoire de la Fédération de Russie est entrée en vigueur. Le 27 février 2026, la Cour municipale de Moscou a examiné les recours en appel contre la décision du tribunal de district de Tverskoï (Moscou) et l’a confirmée, ce qui a rendu la décision définitive.