Une nouvelle interpellation en Russie au titre de soi-disant « organisations terroristes » — des structures qui, au fond, affirment lutter contre le véritable terrorisme, c’est-à-dire la terreur exercée par un pouvoir criminel, fondé sur une absence d’alternance, et désormais aussi sur une guerre fratricide sanglante.
Tous ceux qui sont liés à ces organisations, directement ou indirectement, sont poursuivis au nom d’une prétendue loi, rédigée par ceux-là mêmes qui se présentent comme des combattants du terrorisme. Même une simple participation — par exemple assister à une réunion d’un tel mouvement — peut être punie de peines de prison.
Voilà la réalité en Russie aujourd’hui — et cette actualité en est une illustration directe.
À Moscou, les forces de l’ordre ont interpellé Galina Filchenko, ancienne participante du « Congrès des députés du peuple », une structure qualifiée d’organisation terroriste en Russie et interdite.
Selon des informations publiées, Filchenko aurait été pratiquement la dernière participante encore présente en Russie. Le Congrès a été créé en Pologne en 2022 par l’ancien député de la Douma Ilia Ponomarev (inscrit par les autorités russes sur la liste des terroristes et extrémistes). Il est indiqué que Filchenko n’a entrepris aucune nouvelle action, mais en décembre 2025, la Cour suprême de Russie a classé le « Congrès des députés du peuple » (déjà considéré comme organisation indésirable) comme organisation terroriste, entraînant des poursuites pénales.
Les forces de sécurité s’étaient déjà rendues à son adresse d’enregistrement : en avril 2025, dans le cadre d’une affaire liée à l’organisation indésirable « Députés de la Russie pacifique » (des démarches ont aussi concerné Igor Glek, Nodari Khananashvili et des proches du journaliste et ancien élu municipal Ilia Azar). Auparavant, en février 2025, des perquisitions ont eu lieu chez Filchenko, Khananashvili et Alexandre Krasnov. Filchenko a déclaré que les perquisitions avaient eu lieu chez elle et chez sa fille, et que les agents avaient « à nouveau saisi tout le matériel », avant qu’elle ne soit interrogée comme témoin dans une affaire liée au Congrès.
Des perquisitions visant des participants du Congrès dans le cadre de l’affaire Ponomarev avaient aussi eu lieu en janvier 2024. Filchenko avait le statut de témoin ; un téléphone, des insignes de députée et deux passeports auraient été saisis.
Plus tôt encore, en mai 2023, des perquisitions ont été menées chez Khananashvili, Filchenko et Mikhaïl Lobanov. Après interrogatoire, Lobanov a été relâché et est resté témoin dans une affaire liée à Ponomarev.