On les arrache à l’enfance, on les rend infirmes, on les torture comme des animaux, puis on les envoie mourir — voilà le parcours habituel de beaucoup trop de jeunes en Russie. Le plus tragique, c’est que l’on continue de chercher la justice auprès des mêmes instruments qui servent eux-mêmes la guerre et l’arbitraire. Il n’y a rien de nouveau ici, sauf une chose : beaucoup trop de gens n’ont toujours pas compris qu’on ne peut pas jouer selon les règles d’une machine bâtie sur la destruction de deux peuples.

L’histoire d’Alexandre Karavaï est une nouvelle confirmation de cette pratique monstrueuse. Selon la compagne du militaire porté disparu, Alexandre Sergueïevitch Karavaï, né le 13 février 2006, a été envoyé en mission de combat le 16 décembre 2025, et le 24 décembre 2025 il a été déclaré porté disparu.

Selon elle, auparavant, Alexandre, considéré comme un fugitif, a été rattrapé, emmené dans une fosse où il a passé six jours, puis menotté et envoyé sur la ligne de front. Elle affirme que le jeune homme de 19 ans était affecté au 1er régiment de fusiliers motorisés (unité militaire 31135), de la 2e division de fusiliers motorisés de la Garde Tamanskaïa de la 1re armée blindée.

Elle demande que cette affaire soit rendue publique et souligne qu’Alexandre est handicapé, mais que la commission médicale militaire de Sievierodonetsk a ignoré son état de santé. Selon elle, il lui manque 10 centimètres d’os dans la jambe, remplacés par une plaque de titane, et malgré cela, la commission l’a déclaré pleinement apte au service et en parfaite santé.

Ses proches ont saisi le ministère de la Défense, le parquet militaire et la Douma d’État, sans obtenir le moindre résultat. Et cela aussi est déjà devenu un système : on mutile d’abord une personne, on la déclare ensuite « apte », puis on la brise définitivement avant de l’envoyer là d’où beaucoup trop ne reviennent jamais.

Source : la chaîne Telegram « NE ZHDI khoroshikh novostey ».https://t.me/ne_zhdi_novosti/4946

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