L’absence totale de droits qui est devenue la norme dans la Russie d’aujourd’hui est illustrée de manière frappante par l’affaire du doctorant en mathématiques de l’Université d’État de Moscou, Azat Miiftakhov. Il a d’abord été condamné à six ans de prison pour une vitre brisée dans les locaux du parti Russie unie, alors même que l’accusation reposait essentiellement sur le témoignage d’un témoin anonyme et ne présentait aucune preuve convaincante. Par la suite, il a reçu une nouvelle peine pour des conversations en prison : les enquêteurs ont qualifié ses discussions sur les anarchistes entre détenus de « justification du terrorisme ». Miiftakhov n’a reconnu sa culpabilité dans aucune des deux affaires.
Aujourd’hui, selon ses avocats et des défenseurs des droits humains, il est torturé en prison pour avoir refusé d’obéir à des ordres humiliants de l’administration pénitentiaire — notamment le nettoyage des toilettes. Il aurait été battu, soumis à des décharges électriques et menacé de viol simplement pour avoir tenté de préserver sa dignité. Tout cela paraît absurde, comme un récit issu des dictatures du siècle dernier, mais c’est pourtant la Russie contemporaine, où l’on peut être emprisonné presque sans raison puis détruit en détention simplement pour avoir refusé de se soumettre.
Azat se trouve actuellement au quartier disciplinaire. Dans de telles conditions, la médiatisation, les visites régulières des avocats et les lettres de soutien sont essentielles. Les déplacements des avocats jusqu’à Kharp coûtent très cher, et une aide financière est aujourd’hui indispensable.
Vous pouvez aider Azat :
— via le formulaire Solidarité FreeAzat pour les virements en euros : https://www.helloasso.com/associations/solidarite-freeazat/formulaires/3
— PayPal : firesoffreedom@protonmail.com (mention : « for Azat ») ;
— carte bancaire russe Sberbank : 5469 3800 5929 3380, Elena Anatolyevna Gorban. Lors d’un virement vers cette carte, il est demandé d’indiquer comme motif : « Дарение ».