Nous avions déjà parlé des « fosses de torture » destinées à des militaires russes — des lieux où l’on envoie ceux qui, pour une raison ou une autre, deviennent « indésirables » pour le commandement ou auraient « commis une faute ». Mais de nouveaux témoignages rendent la situation encore plus terrifiante : cela ressemble non pas seulement à une punition, mais à une expérience systématique de suppression de la volonté et de la psyché, visant à « former des guerriers-esclaves obéissants ».
D’après ces récits, des hommes sont maintenus enchaînés, avec presque pas de nourriture, presque pas de sommeil, sans hygiène, tout en étant forcés de “faire travailler leur cerveau” et de prouver leur obéissance — comme si tout était conçu pour obtenir un maximum de soumission au moindre “coût” physiologique : réduire le sommeil, réduire la nourriture, effacer toute condition humaine. Le plus choquant : selon cette version, même des soldats qui n’auraient « rien fait de mal » sont contraints d’apprendre par cœur des informations étranges, et s’ils n’y parviennent pas, on les prive même du maigre rationnement/sommeil restant. Cela ressemble à un bris méthodique : apprends—survis ; échoue—perds le dernier minimum. Si ce n’est pas une expérience, alors qu’est-ce que c’est ?
Les proches relient ces détails aux conditions de détention de combattants de la 61e brigade distincte d’infanterie de marine (unité militaire 38643 . Des épouses de militaires ont partagé des photos et des vidéos montrant que leurs maris sont gardés enchaînés dans un sous-sol, dans des conditions inhumaines. Les descriptions comprennent :
‼️ « En ce moment nous sommes arrivés dans un sous-sol où l’on met les gars en chaînes et on les bat. Ici, la ration de sommeil est de 4 heures. Comme nourriture, on ne donne qu’une demi-boîte de ragoût par jour et un morceau de pain. »
Selon les proches, la punition peut être déclenchée même pour des “infractions” mineures :
« Voilà comment on punit si on n’arrive pas à se lever à temps quand les gardiens entrent dans la cellule. Et on est obligé de dormir sur le béton comme ça. »
Parmi les personnes retenues sont cités Pavlov Alexey Alexandrovich, Kazachko Artyom Nikolaevich, Kumpan Vasily Vladimirovich, ainsi que 15 autres militaires. Il est rapporté qu’ils subissent régulièrement violences physiques et humiliations, et que les conditions les dépouillent de toute dignité :
« Se laver — pendant tout ce temps, on nous a donné une seule fois une lingette en 43 jours pour nous essuyer le visage. Aucun appel aux proches, aucune demande d’appeler pour dire où nous sommes <…> Ils nous battent constamment. Comme ils disent, à des fins préventives. Ils amènent aussi constamment des gars qu’ils battent. Je vous demande vraiment votre aide pour sortir d’ici. Même moi je ne sais pas pour quoi exactement on m’a retenu. »
Et, toujours selon les proches, le seul lien avec l’extérieur était un téléphone caché appartenant à l’un des combattants — mais ils affirment qu’il a été découvert et confisqué il y a deux semaines, et depuis aucune information n’est parvenue au sujet des militaires.
Au final, la question principale — et la plus effrayante — demeure : quelles garanties avons-nous que ce dispositif n’est pas testé “en pilote” pour être ensuite généralisé ?
Source : la chaîne Telegram « N’ATTENDS PAS de bonnes nouvelles » — https://t.me/ne_zhdi_novosti/4311